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La rumination mentale c’est épuisante

Une des plus grande cause de fatigue est dû à la rumination mentale. Lorsque les pensées sont nombreuses, répétitives et parfois compulsives, elles maintiennent un haut niveau d’agitation intérieure, une tension qui nous épuise et qui favorise aussi les troubles du sommeil.

 

On voudrait parfois pouvoir mettre « pause » en nous, se ressourcer, y voir clair et que cette activité intérieure nous laisse tranquille. Mais c’est comme si nous n’avions pas le mode d’emploi pour agir en nous. « Je pense trop et ça me fatigue. Je me sens pris au piège de ce vacarme sur lequel je n’ai pas la main mise, cette rumination mentale m’exaspère… ».

 

Que ça soit sur un plan physique ou psychique, la plupart d’entre-nous avons reçu une éducation qui s’est orientée essentiellement sur l’accumulation de savoir et le développement d’aptitudes. Nous savons comment prendre soin de notre activité mentale, comment la stimuler, l’améliorer. Et sur un plan physique, nous savons qu’il est bon d’avoir une bonne alimentation et une activité sportive régulière pour maintenir un corps en bonne santé. Mais pour la pensée, que faisons-nous ? À quel moment de notre éducation découvrons-nous qu’il est possible d’agir sur cette rumination, de réduire ces pensées compulsives et incessantes qui tournent en boucle ?

 

Bien souvent, on ne sait pas qu’il est possible d’agir sur la rumination mentale. Démuni, on s’incline depuis toujours devant cette agitation intérieure. Pourtant, n’y a-t-il pas là un maillon essentiel à l’équilibre et au bien-être de chacun ? Si les pensées nous fatiguent, l’absence de pensées a toutes les chances d’être reposante, de nous mettre en paix. Qu’en pensez-vous ?

 

Comment agir sur la rumination mentale ?

Vous l’avez déjà peut-être remarqué, lorsque nous sommes agité, notre souffle est agité, et lorsque nous sommes calme, notre souffle est calme. L’activité mentale et la respiration sont liées. Quelle chance ! Si le mental peut influencer la respiration, la réciproque est aussi vraie. La respiration peut façonner le mental. En prenant les commandes de la respiration avec des rythmes spécifiques, il m’est dès lors possible de réduire la rumination mentale, d’apaiser et de stabiliser ses réactions. La règle qui sous-tend ce fonctionnement est plutôt simple, plus le souffle sera lent, moins il y aura de pensées.

 

Quels rythmes de respiration pour réduire la rumination mentale ?

Un souffle en visamavritti 1/2. C’est des temps inégaux, un temps d’inspiration et deux temps d’expiration. C’est un bon début dans l’apprentissage des techniques de respirations, le pranayama, à condition de le faire sur un durée minimale de 10 minutes. Ce rythme de respiration va pouvoir apaiser le mental, et momentanément calmer les ruminations mais le pouvoir de ce rythme reste néanmoins assez limité.

 

Pour avoir un impact plus profond sur la rumination mentale il faudra apprivoiser le rythme en visamavritti 1/4/2, un temps d’inspiration, quatre temps en pause à poumon plein et deux temps d’expiration. Ce sont des proportions, on peut par exemple faire du 5/20/10 secondes, du 6/24/12 secondes ou plus, l’idée c’est de conserver la proportion 1/4/2. Ce rythme, tenu dans la durée et répété avec régularité va transformer en profondeur la structure mentale. Ce dernier sera plus posé, plus stable, les ruminations, les pensées seront fortement diminuées, voir complètement absentes et notre capacité à nous concentré sera accrue.

 

Au delà du rythme 1/4/2, vous pouvez vous essayer au rythme en samavritti 1/1/1/1, des temps égaux, ici l’inspiration, la pause à plein, l’expiration et la pause à vide auront la même durée. Ce souffle est sans doute celui qui porte le plus grand pouvoir de transformation intérieur, il reste néanmoins délicat à apprivoiser, la pause à poumon vide le rend plus exigeant.

 

La clé indispensable et commune à tous ces rythmes (1/2, 1/4/2 et 1/1/1/1) de respiration c’est la lenteur. Le principe général est plutôt simple, plus le souffle sera lent, plus sa capacité à réduire la rumination mentale sera grande. Pour cela, il ne faut pas vouloir aller trop vite. Il faut du temps pour apprivoiser un cheval sauvage. C’est pareil pour le mental, cela fait des années qu’il a prit ses libertés. Il ne faut pas essayer de faire des rythmes trop lent, trop vite, nous risquons de nous retrouver dans l’impossibilité de tenir la pratique dans la durée et nous passerons ainsi à côté du résultat visé.

 

Ralentir la respiration, arrête la rumination mentale et développe l’énergie

Outre le fait de réduire la rumination mentale, la maîtrise de la respiration développe de l’énergie. En effet, la respiration et l’énergie ont un peu le même fonctionnement qu’un ressort. Si on laisse un ressort libre, il ne développe pas d’énergie. Par contre, plus on va limiter sa liberté, plus sa force sera grande. Ce principe s’applique aussi à la respiration. En limitant les mouvements de la respiration, nous influençons le mental mais nous réorientons aussi la force vitale qui manifeste l’inspiration et l’expiration. Cette force reste la même, mais en modifiant le rythme de la respiration, elle va se répercuter différemment en nous, peu à peu notre niveau d’énergie va se développer.

 

La maîtrise du souffle conduit à plus d’énergie vitale et cette énergie ayant une inertie, il en résulte une stabilité mentale durable, la fin de rumination mentale. C’est un cercle vertueux. C’est parce qu’ils influencent à la fois le physique, le psychique et l’énergie nerveuse que les exercices de respiration ont une grande inertie et vous offrent rapidement des résultats durables. Ce principe est la clé de voûte de tous nos cours de yoga en ligne dans lesquels chaque posture est couplée à un pranayama spécifique.

 

Benjamin Borg
Yoga-en-ligne.com

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